Vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir improviser, et c’est une très bonne nouvelle. Avec l’improvisation, vous pourriez vous exprimer en musique, mettre en lumière votre sensibilité, jouer avec vos émotions et vos pensées.
L’improvisation est une forme artistique qui devrait faire la part belle à la créativité.
Pourtant, ce n’est pas vraiment ce que je constate. La plupart des personnes qui improvisent ont 2 problèmes. Peut-être les partagez-vous ?
1 - Vos improvisations manquent de singularité
Souvent, improviser se limite à jouer quelques accords plaqués ou arpégés à la main gauche pendant que votre main droite joue une petite mélodie bloquée dans la partie centrale du piano.
Si c’est votre cas, sachez que vous laissez de côté 95% des ressources sonores et expressives qu’offre le piano.
L’improvisation devrait être un moment où au contraire vous libérez votre imagination.
Alors, pourquoi restreindre autant votre potentiel créatif ?
2 - Vos improvisations manquent d’inspiration
L’improvisation devrait être un processus quasiment intuitif et spontané. Les grands improvisateurs ne réfléchissent pas quand ils jouent.
La magie de l’improvisation, c’est quand « ça joue », c’est-à-dire lorsqu’on est dans le flow. Quand c’est le cas, notre cerveau est débranché et la musique coule toute seule.
Est-ce que vous avez déjà vécu l’expérience d’écouter un disque ou un concert et de vous ennuyer alors que les artistes font preuve d’une technique et d’une habileté impressionnante ?
La raison est souvent que ces musiciens n’abordent pas l’improvisation avec suffisamment de sensibilité. Ils focalisent leur attention sur la réalisation et non sur le but premier : l’expressivité. De coup, ils jouent comme des robots et ne font passer aucune émotion.
Est-ce que vous arrivez à vous « lâcher » lorsque vous improvisez ?
Est-ce que vous sentez que votre inspiration coule vers le piano à travers vos doigts ?
Si ce n’est pas le cas, c’est que vous avez mis en place un mauvais mécanisme dans votre manière d’aborder l'improvisation.